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Actualités générales

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Le nucléaire va coûter cher au consommateur

le 04/01/2012 à 10:00:17

Avec l'annonce du coût de mise à niveau de la sécurité dans les centrales, il apparait clair que le prix de l'énergie nucléaire va augmenter considérablement dans les années à venir. Cela sera directement reporté sur les consommateurs puisque c'est le seul moyen pour l'exploitant de rester bénéficiaire.

Le nucléaire sera vite plus cher que l'éolien offshore

Aujourd'hui défendue comme l'énergie la moins chère et non polluante par ses défenseurs, l'énergie nucléaire pourrait devenir nettement plus chère que l'éolien dans les quatre années à venir. Dans un rapport destiné à rester secret, l'EWEA (lobby de l'énergie éolienne) planchait sur un coût de 40,6€/MWh pour une production dans la région des grands lacs. Avec l'augmentation prévue de 2% par an pour le nucléaire, le prix au MWh serait de 50€ environ. Si toutes les zones d'implantation d'éoliennes terrestre ne peuvent se prévaloir d'un vent aussi régulier que dans cette région canadienne, l'éolien offshore affiche de très bons rendements dans les installations récentes. Il faut aussi penser que le prix de l'énergie nucléaire ne prévoit pas le démantèlement des centrales dont le coût devrait également retomber sur le consommateur final dans une dizaine d'années. Il est dans ce cas possible de penser que le prix de l'énergie nucléaire devrait dépasser les 60€/MWh d'ici 2025. D'autant plus que le stockage des déchets demande de plus en plus d'espace et coûte lui aussi de plus en plus cher au fur à mesure que le volume augmente.

Le solaire devrait aussi devenir plus rentable que le nucléaire

Si une installation individuelle permet de limiter la facture d'électricité en s'affranchissant un peu des coûts de maintenance du réseau électrique, c'est surtout dans le cadre de production industrielle que le prix du solaire peut concurrencer celui du nucléaire. Avec un coût à 58,3€/MWh, le solaire pourrait lui aussi devenir moins cher que le nucléaire dans moins de dix ans. D'une part à cause de l'augmentation du prix de l'énergie nucléaire et d'autre part, grâce à la multiplication du nombre d'installation solaire qui va permettre de réduire le coût de ce type d'énergie.

La sûreté des sites n'est toujours pas assurée

L'action récente de Greenpeace qui a réussi à placer deux militants pendant toute une journée sur un site nucléaire et lors de laquelle neuf militants ont réussi à déployer des banderoles sur le toit d'une autre centrale montre que la sécurité sur les sites nucléaires ne sera pas améliorée suite à cette mise à niveau puisque l'audit mené par l'Agence de Sécurité Nucléaire (ASN) au lendemain de la catastrophe de Fukushima ne prévoit rien en cas d'intrusion ou d'attaque terroriste.

La question du prix réel de l'énergie nucléaire reste sans réponse à ce jour.



éolien , nucléaire , solaire , comparaison solaire nucléaire , comparaison éolien nucléaire , prix au MWh , ASN , EDF , greenpeace



Les énergies renouvelables sont moins chères que le nucléaire (article du Monde)

le 10/12/2011 à 09:56:25

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/07/assez-de-mythes-le-nucleaire-est-plus-cher-que-les-energies-renouvelables_1614336_3232.html

Et ne nécessitent pas les dispositifs de sécurité qui permettent de localiser un intrus dans une centrale nucléaire en moins de 24 heures...


nucléaire , le monde , EPR , éolien




Des militants de Greenpeace seraient toujours cachés

le 05/12/2011 à 14:29:27

La porte-parole de l'association écologiste a affirmé vers la mi-journée que des militants étaient toujours cachés dans une des cinq centrales sur celles "prises d'assaut" le 5 décembre. Cette action groupée a été relativisé par EDF-Areva et le gouvernement alors que Cécile Duflot (EELV) remerciait Greenpeace pour l'audit gratuit.
Si la présence dans une autre centrale de deux militants se trouvait avérée, cela prouverait que la sécurité n'est pas réellement assurée dans les centrales nucléaire française et que le risque terroriste (même de petite envergure) ne peut pas être écarté. EDF et Areva (les deux exploitants de centrales nucléaires en France) semblaient ne pas savoir dans laquelle pourrait se trouver les deux militants qui ont posté une vidéo sur Dailymotion. Alors qu'on assurait du côté d'EDF que l'incident de Nogent-sur-Seine (10) avait été suivi calmement car la menace que présente greenpeace n'avait pas nécessité de moyens spéciaux de la part de la société exploitante.


sécurité , nucléaire , France , greenpeac




Greenpeace prouve que les réacteurs français ne sont pas sûrs

le 05/12/2011 à 11:01:04

Grâce à une action menée par des militants de leur organisation, Greenpeace a réussi à prouver que les tests de sécurité menés par l'état n'avaient pas pris en compte l'ensemble des critères nécessaires à l'évaluation des risques réels.

Pas de risque terroriste dans les tests de sécurité

Ces tests ne prévoyaient pas la possibilité d'une attaque terroriste et le fait que les militants écologistes aient réussi à parvenir à déployer une banderole sur le toit d'un réacteur met en doute la sécurité à l'abord des sites. La centrale qui a permis cette action est située à Nogent-sur-Seine, à 95km au sud de Paris. Il faut savoir que la batterie de tests décidée par l'ENSREG (European Nuclear Safety Regulators Group - Association des régulateurs de la sécurité nucléaire en Europe) prévoit une vaste gamme de tests découlant de risques naturels (tremblement de terre, tsunami...), industriels (blackout complet...) ou d'accidents majeurs (crash d'avion) mais en aucun cas les risques du à une entreprise délibérée visant à mettre en danger la centrale. Ce sont ces tests qui peuvent être organisés par les régulateurs mais qui ne sont pas obligatoires que les organisations anti-nucléaire avaient demandé. L'intrusion de ce matin montre que le danger est réel et bien plus problématique que ce que l'état semble le dire.

Vers une sécurisation des accès aux sites à risque

A l'heure où nous écrivons, les réactions du gouvernement ne sont pas encore connues mais il y a fort à parier qu'en période électorale et au moment où le nucléaire est au centre de toutes les discussions, le gouvernement va prendre les mesures adéquates pour sécuriser les accès. 

Article de wikipedia sur les tests de sûreté

Cahier des charges de l'ENSREG (pdf)



Nucléaire , Nogent-sur-Seine , Sécurité , Terrorisme



EDF ne participera pas à la construction de la centrale de Kaliningrad

le 02/10/2011 à 09:49:30

L'annonce avait fait grand bruit dans les pays entourant l'enclave russe de Kaliningrad qui donne sur la mer Baltique. La Russie comptait se dédouaner de la dépendance énergétique de ce bout de territoire coincé entre la Pologne et la Lituanie. En effet, une importante part de l'énergie consommée à Kaliningrad dépend de l'approvisionnement par la Lituanie. Cependant, le projet de 2,3 MégaWatts ne visait pas seulement le marché russe de la ville et de la région qui l'entoure mais principalement, les pays riverains de la Baltique auxquels la Russie entendait bien vendre de l'énergie contre des investissements privés.
Cela n'était pas spécialement du goût de la Lituanie, de la Lettonie ou encore de l'Estonie qui étaient les principales cibles commerciales mais qui avaient un projet commun de centrale près d'Ignalina en Lituanie où fonctionnait jusqu'à 2009, une centrale de type Tchernobyl que le pays a du fermer sous la pression de l'Union Européenne. Ajouté à cela que si les garanties de sécurité avancées par Rosatom concernant la centrale de Kaliningrad semblaient satisfaisantes, la parole russe n'a pas beaucoup de crédit dans ces territoires occupés par l'Union Soviétique.
centrale électrique sur la Daugava en LettonieCentrale hydroélectrique sur la Daugava (Lettonie)
C'est donc dans ce cadre qu'EDF s'est retiré du projet de centrale dans cette enclave russe et remet en question la marche du projet. La pression politique exercé par les trois pays baltes et la Pologne n'y sont sans doute pas étranger puisque c'est le premier ministre lituanien, Andrius Kubilius qui a annoncé la nouvelle à l'issu d'une rencontre avec son homologue français, François Fillon.  Malheureusement, le projet lituanien continue de progresser alors que la mer baltique permettrait une large exploitation de l'éolien marin, que la Lettonie produit déjà une grande partie de son électricité grâce à l'exploitation hydroélectrique de la Daugava et que les possibilités géothermiques pour le chauffage sont largement suffisantes malgré les hivers rigoureux de la région.


Russie , Kaliningrad , Ignalina , Lettonie , Lituanie , Estonie , Pologne , Mer Baltique , nucléaire




Gaz de schiste, le gouvernement fait machine arrière

le 01/10/2011 à 17:46:21

Sud de l'Ardèche vue du Mont Gerbier des Joncs
Sud de l'Ardèche
Grâce à la loi cadre du 13 juillet, plusieurs permis concernant les gaz de schiste devraient être retirés dans les jours qui suivent. En effet, Total et Schuepbach ne désirent pas se conformer à la loi qui interdit le forage par fracture hydraulique en considérant que c'est la seule technique permettant d'exploiter le gaz dans les étroites fissures dans lesquelles il se trouve. Cela vaut pour un permis près de Montélimar, un en Ardèche et un sur le causse du Larzac. Il est à noté que ces permis sont retirés dans des régions où l'exploitation des gaz de schiste a rencontré la plus vive opposition.
La fracturation hydraulique est un procédé qui vise à créer un micro-tremblement de terre pour faire exploser la roche et libérer les gaz captifs de cette dernière. Outre la mise en danger évidente de la solidité du terrain, cette technique de forage est un facteur de stress important pour les riverains et les animaux. Le coût assez élevé de l'exploitation de gaz grâce à cette technique se justifie de plus en plus à cause de la dépendance vis-à-vis de la Russie et des pays du moyen-orient et par la flambée des prix à cause de la sphère spéculative qui investit dans les valeurs-refuges que sont les sources d'énergie.


gaz de schiste , total , Schuepbach ,




Avez-vous pensé à l'isolation pour cet hiver ?

le 21/09/2011 à 23:46:38

Dans l'optique d'avoir une habitation avec un faible impact écologique, la question de l'isolation se pose avant celle de la source d'énergie. La question de l'isolation se pose principalement pour deux parties du bâtiment : le toit, les murs extérieurs et les ouvertures.
Pour le toit et les murs extérieurs, les constructeurs ont longtemps eu recours aux matériaux issus de l'industrie pétrolière mais les récentes tendances vont plutôt vers les matériaux issus des végétaux. Dans la plupart des régions, il est facile de trouver un isolant naturel à faible coût grâce aux rejets des scierie, de la transformation du chanvre ou même directement dans la nature (épines de sapin par exemple). Un traitement intermédiaire est à prévoir mais dépendant du matériau choisi. Une bonne isolation peut vous permettre d'économiser énormément d'argent sur le long terme en faisant un geste pour la nature.
Pour les ouvertures, l'isolation passe malheureusement souvent par un remplacement de l'existant et la facture peut s'avérer très élevée. Particulièrement, si la construction en question n'a pas était faite dans les standards des dernières décennies.

Dans tous les cas, vous pouvez profiter de l'éco-prêt à taux zéro qui vous permet également de bénéficier d'un crédit d'impôt.

Grâce à notre partenaire KelTravo, vous pouvez demander un devis en ligne.


isolation , végétale , toit , huisseries , fenêtres , écologique




AIE a la rescousse du nucléaire en Europe

le 08/09/2011 à 13:13:56

Il est difficile de ne pas voir le message caché derrière les récentes déclarations de Maria van der Hoeven. Elle ne croit absolument pas dans les énergies renouvelables et demande aux états qui ont décidé de sortir du nucléaire suite à la catastrophe de Fukushima de faire machine arrière si le plan de sortie n'est pas jugé valable.
La sortie du nucléaire n'est pour elle pas envisageable et l'industrie de l'atome devrait perdurait au-delà des perspectives envisagées par l'Allemagne, la Suisse ou l'Italie. Sous une couverture de protection du consommateur puisque le prix a été mis en exergue dans l'argumentation de la nouvelle directrice de l'AIE, c'est une industrie polluante et une énergie non-renouvelable qui est secourue.
Les pronostics vont bon train pour savoir si c'est l'industrie nucléaire qui appelle l'AIE à la rescousse ou si ce sont les états qui pensent s'être engagés sur une voie difficile qui ne veulent pas perdre la face en faisant machine arrière. Ce qui est sûr c'est que les plus hautes instances de l'énergie au niveau mondial s'interrogent sur la viabilité des énergies renouvelables plutôt que sur le financement de la recherche dans ce secteur.

Les énergies renouvelables sont de plus en plus efficaces

En 5 ans, le rendement des cellules photovoltaïques de pointe (sharp) a évolué de 14.3% passant de 31,3% à 35,8%. Il en est de même dans l'éolien en mer et l'effficacité énergétique des bâtiments s'améliore également alors qu'une grande partie de l'énergie est utilisée pour le chauffage. Les dates de sortie du nucléaire que se sont fixé les différents états ne sont pas farfelues quand on prend cela en comparaison.


nucléaire , AIE , cellule photovoltaïque




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