Suite au changement dans la constitution bolivienne de 2009, l'état bolivien se donne les pouvoirs d'assumer l'article 20 qui prévoit un accès universel aux services de bases. L'électricité, aux côtés de l'eau, du gaz, des moyens de télécommunication ou d'un système d'égoût est un de ses services de base.
Les projets fleurissent autour des énergies renouvelables partout à la campagne qui est isolée à cause des faibles populations. Ceux-ci concernent principalement les zone sud-ouest (désert et saline d'Uyuni) et est (bassin amazonien) et sont menés au sein de programme gouvernemental "pour un logement salubre grâce à l'électricité". La constitution est cependant suffisamment large pour permettre aux agence de développement européennes (eurosolar) et mondiale (banque mondiale) de participer à l'opération à même titre que les coopératives ou les entreprises privées mais sans fins lucratives (article 378 II). Les deux énergies les plus utilisées sont le solaire dans le sud-ouest du pays qui bénéficie d'un ensoleillement maximal du fait d'une altitude souvent supérieur à 4000 mètres et d'une latitude située entre le tropique du capricorne et l'équateur et l'éolien dans l'est qui jouit de vents constants sur l'année.
Le gouvernement espère ainsi augmenter le taux de couverture de distribution de l'électricité en zone rurale qui était de 35% au début du programme et ainsi de fournir de l'électricité aux 700 000 familles qui vivent encore sans électricité dans le pays. Cela doit permettre également de réduire la facture du pays concernant les énergie fossiles puisque les centrales isolées de Beni et Pando coûtaient 1 millions de dollars américains de diesel par mois avant la mise en place du programme. De plus, cela permettra également de réduire l'utilisation de groupes électrogènes dans un pays où l'état ne taxe pas l'essence mais la subventionne de l'essence. Cela est d'autant plus important que l'état bolivien a déjà tenté fin décembre 2010 de stopper ces subventions mais a du reculer devant la pression de la rue.

Une tour solaire est une centrale électrique utilisant de l'air chaud pour faire tourner les turbines génératrices.
Cette centrale s'apparente à une grande cheminée dont les alentours sont recouverts de serres. L'air dans les serres est chauffé par le soleil et s'échappe ensuite grâce à la cheminée. L'air circule dans le sens voulu car l'air chaud est plus léger que l'air froid. L'énergie ainsi créée se situe entre le solaire et l'éolien puisque l'énergie est produite à partir de courants d'air. La vitesse du courant dépend de la surface de chauffage et de l'installation ou non de Tuyère de Laval (utilisées également pour les moteurs de fusées). D'autres projets sont à l'étude comme une conception permettant de faire tourbillonner l'air dans la cheminée. Cette dernière technique permettrait de dégager une puissance cinq fois supérieure pour une hauteur de tour égale. Enfin, les projets incluent pour la plupart une zone de la serre permettant une production maraichère.
Si cette technique est relativement ancienne par sa conception (1903) et son brevet, elle n'en reste pas moins inconnue du grand public et peu utilisée à travers le monde.
L'idée directrice pour ce type de centrale est de produire de l'électricité à partir de la vapeur d'eau.
Pour parvenir à élever suffisamment la température de l'eau pour dégager de la vapeur, elle est chauffée par un liquide caloporteur. Ce liquide est chauffé à l'aide des rayons solaire concentrés par de nombreux miroirs qu'on appelle Héliostat. Le principe de base est, en fait, le même que pour le four solaire. La différence est que dans le cas du four solaire, l'énergie concentrée en un point sert à chauffer directement alors que dans ce cas, le but est de produire de l'électricité. De nombreux projets (notamment aux Etats-Unis) sont en cours de réalisation autour de ce concept qui est moins cher à l'installation que le photovoltaïque. De plus, les nouvelles centrales de ce type stockent la chaleur pour pouvoir fonctionner en l'absence de soleil.