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France

L'augmentation du parc électrique français doit-elle continuer ?

le 11/12/2012 à 11:40:27

La production d'électricité en France ne cesse d'augmenter et la question se pose du chiffre annoncé par le grenelle de l'environnement de 23%, soit 20GW, d'énergies renouvelables à l'horizon 2020. Cette part ne permettrait pas de couvrir les dépenses de chauffages qui représentent près de 30% de l'énergie produite en France et demanderait une multiplications des implantations d'éoliennes dans un paysage déjà criblé. Les projets se multiplient mais ne rencontrent pas l'approbation des populations locales. L'éolien marin, moins génant au niveau paysager, peine à se développer malgré quelques gros projets. L'éolienne est l'énergie renouvelable qui offre le meilleur rapport entre investissement et rendement dans un pays où la plupart des sites intéressants pour l'implantation hydraulique sont occupés ou protégés.
L'importance du chauffage électrique en France est principalement du à l'implantation importante dans les années 70 de centrales nucléaires pour permettre le passage au chauffage électrique avec un pétrole de plus en plus cher. Cela a permis à la France de devenir un peu plus indépendante vis-à-vis de l'énergie mais à seller pour plusieurs décennies la politique énergétique de la France. La part de l'énergie utilisée par les ménages français ne cesse d'augmenter en comparaison à l'industrie ou l'agriculture qui augmente aussi mais en moindre mesure. L'industrie a même connu un décrochage en 2008.

Pourquoi continuons-nous à produire toujours plus ?

La raison principale est l'accroissement de la consommation des ménages due à la multiplication des applications électriques mais également à une série d'hivers particulièrement froids et d'été particulièrement chauds. La consommation principale des ménages restant le chauffage et dans une moindre mesure la climatisation qui est plus généralisée dans le tertiaire.

La seconde raison est le désengagement de la Suisse et de l'Allemagne par rapport à l'énergie nucléaire puisque la part d'énergie que la France fournit à ces pays à énormément augmenté en 2011 suite à l'accident de Fukushima (augmentation de 9,1 TWh pour l'Allemagne et 5,7 TWh pour la Suisse).

Dans une moindre mesure, on peut noter également la fourniture d'électricité pour les transports urbains et ferroviaires mais ce n'est qu'un transfert de consommation d'énergie puisque les grandes villes ont vu les projets de transports urbains être multipliés ces dernières années. C'est notamment le cas de Nantes, Rennes, Toulouse, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Montpellier, Grenoble ou encore Strasbourg avec notamment l'installation de lignes de métro ou de Tramway. Il est important aussi de noter le développement des lignes de TGV qui sont énergophages mais moins que le transport routier.

Quelles sont les solutions pour réduire voire stopper l'accroissement de la consommation d'énergie électrique ?

Les premières solutions ont déjà été envisagées. La construction de nouveaux logements répondant à des normes énergétiques plus strictes. La mise aux dites normes des anciens logements grâce à des aides du gouvernement en forme de prêt à taux zéro ou de crédits d'impôts.

D'autres solutions sont envisageables mais ne rencontrent malheureusement pas de succès à cause des investissements élevés qu'elles demande. Le chauffage par l'électricité est loin d'être le moins cher et celui au gaz devrait augmenter à nouveau. Malgré cela, la part de géothermie utilisée pour le chauffage ne cesse de baisser pour atteindre les niveaux qu'elle connaissait à la fin des années 80. Si la mise en place peut-être plus compliquée en ville, encore que les plus gros projets voient le jour dans la région parisienne, l'implantation dans les zones pavillonnaires ou à la campagne sont relativement faciles.

Une autre solution est de réduire le transport d'électricité d'un bout à l'autre du pays et vers les pays limitrophes. Ces pertes représentent un peu plus de 2,5% de l'énergie produite mais la logique actuelle vise plus à augmenter le voltage des lignes qu'à diminuer le transport. Le calcul qui est fait et qu'une ligne à 200kV entraîne quatre fois plus de pertes qu'une ligne à 400kV. Cela s'appelle l'effet Joule et est bien connu du Réseau de Transport Electrique. Cette solution veut dire plus de production au niveau local pour limiter les transports sur de grandes distances et éviter les black-out dans les régions où la production est vraiment inférieure à la consommation comme la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur.

Enfin, une sensibilisation au gaspillage d'énergie. L'investissement dans une couverture permet des économies incroyables en chauffage et cela se répercute directement sur la facture d'électricité.



énergie , France , consommation , production , gaspillage , nucléaire , éolien , hydro-électrique

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Le solaire n'a plus besoin de l'état pour exister.

le 16/09/2012 à 13:55:37

Si l'annonce de la diminution des aides de l'état dans le domaine de l'énergie photovoltaïque avait plombé le secteur sur l'année 2011, l'année 2012 semble annoncer un renouveau de la filière. 

Le secteur touché par les décisions du grenelle de l'environnement.

Ce sont pas moins de 10000 emplois qui auraient disparus dans le secteur suite à l'annonce par le gouvernement de la réduction des subventions à la filière. Le nombre d'installation avait alors considérablement chuté et les particuliers se demandaient si cela valait vraiment le coup de faire installer des panneaux sur son toit au vue des résultats que cela pouvait amener. L'autre facteur aggravant a été le développement des offres peu honnêtes dans certaines régions avec du matraquage téléphonique à la clef.

Un renouveau sur le plan mondial

Cependant, la conjoncture fait que les énergies fossiles sont de plus en plus chères et l'énergie solaire l'est de moins en moins. Du coup, les prévisions qui annonçaient la parité réseau à l'horizon 2020 se retrouvent caduques et planchent maintenant vers cette parité pour 2015 en France et pour plus tôt dans certaines régions d'Espagne ou d'Italie. Forte de ce nouveau constat, l'industrie photovoltaïque reprend des couleurs et les installations se font de plus en plus nombreuses en s'appuyant sur une technologie toujours plus performante.


grenelle de l'environnement , panneau , solaire , France , installation

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Des militants de Greenpeace seraient toujours cachés

le 05/12/2011 à 14:29:27

La porte-parole de l'association écologiste a affirmé vers la mi-journée que des militants étaient toujours cachés dans une des cinq centrales sur celles "prises d'assaut" le 5 décembre. Cette action groupée a été relativisé par EDF-Areva et le gouvernement alors que Cécile Duflot (EELV) remerciait Greenpeace pour l'audit gratuit.
Si la présence dans une autre centrale de deux militants se trouvait avérée, cela prouverait que la sécurité n'est pas réellement assurée dans les centrales nucléaire française et que le risque terroriste (même de petite envergure) ne peut pas être écarté. EDF et Areva (les deux exploitants de centrales nucléaires en France) semblaient ne pas savoir dans laquelle pourrait se trouver les deux militants qui ont posté une vidéo sur Dailymotion. Alors qu'on assurait du côté d'EDF que l'incident de Nogent-sur-Seine (10) avait été suivi calmement car la menace que présente greenpeace n'avait pas nécessité de moyens spéciaux de la part de la société exploitante.


sécurité , nucléaire , France , greenpeac

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L'Allemagne sortira du nucléaire en 2022

le 30/05/2011 à 15:53:59

Après le recul de l'Italie sur les projets d'implantation nucléaire en cours, l'Allemagne signe un tour de force en promettant à ses citoyens la sortie totale du pays du nucléaire à l'horizon 2022. Alors que l'actualité récente avait parlé d'un prolongement du programme nucléaire, le gouvernement fédéral dirigé par Angela Merkel a décidé de revenir sur la question et a annoncé ce 30 mai la nouvelle direction que prendrait son pays dans ce domaine. Cette décision qui s'inscrit, rappelons-le, dans un contexte de défiance vis-à-vis de l'énergie nucléaire sans précédent mais surtout en plein milieu d'une année marquée par différents scrutins aux niveau des landers.
centrale nucléaire à l'entrée de MoscouLes réactions n'ont pas tardé à fuser contre cette décision notamment en provenance de la France où la présidente d'Areva, Anne Lauvergeon qui s'inquiète que cette décision politique ne fasse pas suite à un référendum. Les Tweets et les blogs n'ont pas tarder à relayer cette idée de référendum. En effet, à l'image du site, effets de terre, l'idée d'un référendum en France sur la sortie du nucléaire dans l'hexagone ne semble pas déplaire puisqu'à l'heure actuelle 70% des français se sont prononcé pour un arrêt progressif des centrales (sondage réalisé par l'IFOP du 15 au 17 mars à la demande d'Europe Ecologie) et que chez leurs voisins suisses ce pourcentage monte à 80.
Le gouvernement suédois a également jugé cette mesure irresponsable alors que son voisin finlandais fait face à une défiance de plus en plus significative de la population face à l'énergie nucléaire.


nucléaire , Allemagne , Italie , France

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Fukushima : la machine à désinformer est entrée en fusion

le 27/05/2011 à 10:30:15

Nous en parlions déjà dans un article écrit quelques jours après la catastrophe. La France dont le modèle de production d'électricité repose principalement sur le nucléaire avait tout intérêt à taire ou du moins limiter les possibles effets de la catastrophe japonaise. La CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité) a révélé avant-hier que le nuage de particules radioactives n'avait pas touché la France deux jours après l'Europe septentrionale comme l'ont annoncé les autorités mais le 22 mars donc simultanément. Les niveaux de radiation étaient faibles mais existant et 20 fois supérieurs à celle annoncé en ce qui concerne l'iode 131. Le dernier mensonge est l'étendue de la contamination qui selon des études indépendantes n'a pas touché seulement le Puy de Dôme ce jour-là mais les trois quarts du territoire français.
Ces informations ont de quoi inquiéter dans le cas d'une catastrophe plus grave surtout après l'annonce de l'allègement des tests de fiabilité que devront faire subir les opérateurs à leurs centrales. Contrairement à ce qui avait été annoncé après la catastrophe, ces tests n'incluront pas les attaques terroristes ou les piratages informatiques qui sont une réelle menace à l'heure actuelle. Les différents groupes terroristes ont montré par le passé qu'ils regorgent d'idées nouvelles et sont dotés des moyens nécessaires à leurs mises en oeuvre et une centrale nucléaire pourrait être une cible de choix. Les différents gouvernements ont de plus en plus à faire face d'attaque visant les sites institutionnels et les centraux de traitement des données. Les exemples de l'Estonie, des Philippines mais aussi de la France avec le piratage du site sur l'économie numérique. Le lobby nucléaire semble encore avoir gagner le combat contre la population et la sécurité.



nucléaire , France , Fukushima , désinformation

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Qualité du réseau électrique en baisse, coupures en hausse

le 07/04/2011 à 18:44:00

Un rapport parlementaire pointe du doigt l'augmentation du temps de coupure moyen hors événement exceptionnel sur l'ensemble du territoire français. Principal responsable de cet état : le manque d'investissement d'EDF dans sa filiale de distribution de basse et moyenne tension (ERDF). Durant les années 90 et 2000, le géant de l'électricité en France a préféré augmenter sa rentabilité afin que la privatisation se fasse dans un climat de confiance du côté des investisseurs puisque l'argent non utilisé a servi à réduire la dette du groupe et à se concentrer sur la production d'électricité qui est beaucoup plus rentable que l'entretien du réseau. De 50 minutes de coupure moyenne par an, la France est passée à 84 minutes. Une hausse de 68% qui n'a pas manqué de mettre la lumière sur un dysfonctionnement dans le réseau électrique français mais surtout dans son financement qui est maintenant une affaire de fonds privés. L'autre facteur d'aggravation est le recours de plus en plus systématique à la sous-traitance des travaux de maintenance. Le personnel qualifié d'ERDF a été substitué par des travailleurs de sociétés privées qui sont de plus en plus souvent intérimaires.

Un renouveau dans les investissement au niveau de l'ERDF ces dernières années devrait permettre de rétablir ce qui était la norme dans le début du millénaire et dans un monde où l'accès à l'électricité est considéré comme un droit fondamental.



EDF , ERDF , France

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La France désire investir dans l'éolien en mer

le 24/08/2010 à 14:21:10

Afin de rattraper le retard qu'elle a pris en considérant le secteur éolien comme une industrie gadget, la France va investir massivement dans l'éolien et principalement l'éolien offshore. En lançant un appel d'offre de 10 milliards d'euro, elle espère fournir aux acteurs locaux l'occasion de développer un vrai tissu d'emploi dans le domaine et dépendre moins de l'étranger puisqu'à l'heure actuelle, les principaux fournisseurs d'éoliennes en France sont Vestas (Danemark) et Siemens (Allemagne). L'ensemble des projets devra permettre la production de 3 000 mégawatts. Le but est d'avoir à terme 6 gigawatts d'électricité provenant de l'éolien offshore et d'investir au total 15 à 20 milliards d'euros.

Le principal problème auquel les porteurs de projets risquent d'avoir à faire est l'opposition locale. Les élus et entrepreneurs locaux ne voient pas d'un bon œil, l'installation de parcs d'éoliennes à quelques kilomètres des côtes touristiques ou dans les zones de pêche. Cependant, il semble improbable d'atteindre les objectifs fixés en matière d'énergie renouvelables sans avoir recours à l'éolien offshore.



offshore , France , éolien

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Grenelle II favorisera les gros projets

le 16/06/2010 à 08:49:33

La mesure phare du Grenelle II de l'environnement en matière éolienne est la mise en place d'un minimum d'éoliennes pour un parc donné. Ce minimum serait fixé à 5, ce qui met de facto les petits projets hors course. Les petits entrepreneurs semblent ne pas être surpris par ces dispositions qui favorisent les géants de l'électricité éolienne qui auront les moyens financiers pour aller au travers des différentes procédures d'installation et qui pourront investir suffisamment ou à défaut emprunter pour pouvoir financer des projets dépassant 5 éoliennes.

Le message envoyé par le gouvernement est si vague que même EDF Énergies Nouvelles ne s'y retrouve pas et s'étonne de ne pas avoir été sollicité pour la construction d'usine de fabrication. Au final, l'entreprise craint que ce ne soient les industriels étrangers qui raflent le marché (Siemens l'allemand et Vestas le danois). Mais les craintes portent surtout sur le caractère populiste du projet de loi. L'éolien n'étant que peu accepté en France, l'idée serait de mettre en place un projet de loi qui d'aspect extérieur vise à favoriser les développement éolien avec des quotas à atteindre mais qui en fait serait tellement contraignant qu'il serait possible d'affirmer que l'éolien ne fonctionne pas en France.

Au final, il semble important que les grands noms de l'énergie en France restent inchangés pour les années à venir. Il est clair pour beaucoup de professionnels du secteur que ce projet de loi vise à maintenir l'énergie nucléaire et protéger Areva qui travaille dans l'éolien aussi mais sur de gros projets.

https://www.lesechos.fr/info/energie/020599338091.htm

https://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/economie/20100615.REU1937/le-grenelle-ii-favorisera-les-grands-promoteurs-eoliens.html



grenelle II , France , loi

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La Lorraine au soleil





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