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Fukushima

Etat des lieux de l'énergie renouvelable un an après Fukushima

le 13/03/2012 à 13:10:52

Si la catastrophe nucléaire de Fukushima a marqué durablement les esprits et notamment en faveur des énergies renouvelables, beaucoup de politiques voient encore l'avenir dans l'atome malgré le coût effectif qui n'est pas aussi bas qu'il a toujours été dit. La défiance de certains gouvernements a permis pendant ce temps aux énergies alternatives de se faire une place dans le paysage énergétique mondial en permettant une baisse substantielle des coûts de production et d'exploitation.

Développement de l'éolien en Europe

Suivant les chiffres de l'EWEA (agence européenne pour l'énergie éolienne), la progression de l'énergie éolienne se poursuit en Europe avec plus de 9,5 GW en 2011 installés ce qui correspond plus ou moins à ce qui avait été installé en 2010 (9,6 GW). Ces installations se sont principalement faite sur terre et la capacité d'installation au large reste sous-exploitée. On peut regretter que l'exploitation au large n'est pas connu le boom promis car il est nettement mieux perçu par les populations. Au niveau production, l'Allemagne (29 GW) et l'Espagne (21,6 GW) sont toujours en tête dépassant largement la France (6,8 GW), l'Italie (6,7 GW) et le Royaume-Uni (6,5 GW).

L'explosion du nombre d'installations photovoltaïques

Avec l'installation en 2011 de 21 GW, le solaire photovoltaïque est le grand vainqueur en Europe. L'énergie photovoltaïque rafle prêt de 50% du marché des installation sur le vieux continent. La croissance au niveau international est également au rendez-vous puisque dans la région du Moyen-Orient/Afrique du Nord, les installations se multiplient également. Récemment un rapport a démontré que l'énergie photovoltaïque était commercialement viable dans ces pays, principalement grâce à l'efficacité lors du pic de midi, à l'heure où les climatisations réclament le plus. L'Arabie Saoudite voit même un futur dans le solaire, à l'image des Emirats Arabes Unis et investit massivement dans l'achat de matériaux et de technologies pour la fabrication de centrales photovoltaïques.

Les projets en géothermie se massent autour des failles

L'énergie géothermique est encore peu exploitée. Des pays comme l'Inde, l'Indonésie, le Japon ou le Chili ont des gisements immenses qui sont encore peu exploités à cause d'une prise de conscience qui est très récente des possibilités de cette énergie. Le Chili par exemple n'a pas hésité à procéder à l'installation d'un complexe de centrales hydro-électrique dans le sud sauvage du pays, au détriment de la diversité biologique au lieu d'exploiter le sous-sol volcanique pourtant riche en énergie géothermique. De l'autre coté du Pacifique, les japonnais se préoccupent de plus en plus de savoir quelle énergie va pouvoir supplanter les énergies fossiles et nucléaire qui sont largement dominantes dans l'archipel. Le Japon est très dépendante des premières puisque seule une partie du charbon est produit sur place et le pétrole importé tandis que la défiance vis-à-vis de l'énergie nucléaire a atteint un point de non-retour, notamment à cause de l'opacité qui est maintenue sur les opérations de colmatage. A l'heure actuelle, 150 000 personnes ne peuvent toujours pas rejoindre leur foyer. De leur côté, l'Inde et l'Indonésie ont prévu d'augmenter leur capacité de production qui pour la première est proche de 0.



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Fukushima : la machine à désinformer est entrée en fusion

le 27/05/2011 à 10:30:15

Nous en parlions déjà dans un article écrit quelques jours après la catastrophe. La France dont le modèle de production d'électricité repose principalement sur le nucléaire avait tout intérêt à taire ou du moins limiter les possibles effets de la catastrophe japonaise. La CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité) a révélé avant-hier que le nuage de particules radioactives n'avait pas touché la France deux jours après l'Europe septentrionale comme l'ont annoncé les autorités mais le 22 mars donc simultanément. Les niveaux de radiation étaient faibles mais existant et 20 fois supérieurs à celle annoncé en ce qui concerne l'iode 131. Le dernier mensonge est l'étendue de la contamination qui selon des études indépendantes n'a pas touché seulement le Puy de Dôme ce jour-là mais les trois quarts du territoire français.
Ces informations ont de quoi inquiéter dans le cas d'une catastrophe plus grave surtout après l'annonce de l'allègement des tests de fiabilité que devront faire subir les opérateurs à leurs centrales. Contrairement à ce qui avait été annoncé après la catastrophe, ces tests n'incluront pas les attaques terroristes ou les piratages informatiques qui sont une réelle menace à l'heure actuelle. Les différents groupes terroristes ont montré par le passé qu'ils regorgent d'idées nouvelles et sont dotés des moyens nécessaires à leurs mises en oeuvre et une centrale nucléaire pourrait être une cible de choix. Les différents gouvernements ont de plus en plus à faire face d'attaque visant les sites institutionnels et les centraux de traitement des données. Les exemples de l'Estonie, des Philippines mais aussi de la France avec le piratage du site sur l'économie numérique. Le lobby nucléaire semble encore avoir gagner le combat contre la population et la sécurité.



nucléaire , France , Fukushima , désinformation

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